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biography / release
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LE CD « SUDAKA »
Des sons de rue, des rituels Afro-brésiliens, et l'esprit d'une tribu indienne. Ramiro Musotto, le shaman du berimbau et de l'électronique mystique débute en solo avec Sudaka.
Ce premier CD solo, édité au Brésil par MCD WorldMusic et aux Etats-Unis par Fast Horse Recordings en 2003, est la rencontre entre des chants d'indiens d'Amazonie, les rituels spirituels du Candomblé afro-brésilien, les cris d'un vendeur de rue argentin, et les rythmes électroniques urbains et intuitifs de Ramiro Musotto. Utilisant son expérience comme percussionniste des plus grands noms de la musique brésilienne, tels que Caetano Veloso, Gilberto Gil, Marisa Monte, Sérgio Mendes et Carlinhos Brown, Ramiro fusionne les origines musicales brésiliennes avec sa passion pour l'électronique. Il cherche à montrer que deux cultures en apparence conflictuelles peuvent coexister de façon harmonieuse et bénéfique. Il appelle cela un "voyage à travers et à l'intérieur de la culture Afro-brésilienne et Sud-américaine ; une manière optimiste d'interpréter les effets de la technologie dans notre vie et notre art quotidiens". C'est à l'évidence l'une des oeuvres les plus inventives et originales de l'histoire de la musique ethno-électronique au Brésil.
Imaginez-vous explorant les étalages de vendeurs dans les rues de São Paulo, où se trouvent pèle-mèle de l'artisanat régional, des masques venus tout droit d'Amazonie, et le logiciel dernier cri. Ces mondes coexistent dans Sudaka : la réunion d'ingrédients ancestraux et d'éléments numériques que nous offre ce notoire percussionniste, programmateur et producteur au Brésil.
Ramiro est tout d'abord connu dans le milieu musical brésilien comme maître de berimbau , instrument traditionnel de la musique brésilienne, généralement associé à la danse/lutte capoeira et aux racines africaines des descendants d'esclaves venus d'Afrique. Selon Daniela Mercury, cet argentin est devenu tellement bahianais, qu'il est certainement le percussionniste qui connaît le mieux les rythmes brésiliens.
Ramiro Musotto vient de Patagonie (Bahia Blanca). "Là-bas, j'étais batteur dans un groupe de rock, percussionniste dans des groupes de musique contestataire, et je jouais dans l'orquestre symphonique de Bahia Blanca. C'était l'époque de la Guerre des Malvines, j'avais 18 ans et je voulais devenir Naná Vasconcellos ou Airto Moreira. Je voulais partir au Brésil, pour apprendre et devenir un percussionniste brésilien", se souvient-il.
Après un an de formation à São Paulo, Ramiro débarque à Salvador de Bahia en janvier 1984. En février, il anime déjà les foules carnavalesques perché sur un Trio Elétrico, à la percussion bien sûr, avec Carlinhos Brown. Arrivé au Pelourinho (quartier populaire et traditionnel de Salvador), Ramiro a tout de suite été fasciné par l'ambiance et les personnages du lieu, que décrivent si bien les livres de Jorge Amado. Il y resta 4 ans, profondément immergé dans la négritude, la capoeira, la samba, le Ilê Aiyê et le Candomblé.
En plein boom de la musique Axé, il participe aux enregistrements qui sont restés dans les annales : Eu sou negão (Gerônimo), Elejibô (Margareth Menezes), Canto da cidade (Daniela Mercury). Son expérience comme musicien du studio WR lui ouvre encore des horizons et il y gagne en éclectisme. Les pieds ancrés au Brésil mais les oreilles déjà tournées vers la musique pop globale, il achète sa première drum machine à New york, en 86. Par la suite, chargé de ses berimbaus , de ses atabaques , repiques et programmations électroniques, et de toute ces expériences accumulées, il s'installe à Rio de Janeiro en 96. Il y accompagne depuis tous les grands noms de la musique populaire brésilienne, dont voici quelques exemples : Caetano Veloso, Gilberto Gil, Lulu Santos, Skank, Lénine, Zeca Baleiro, Adriana Calcanhoto, Marisa Monte, Marina Lima, Titãs, Fernanda Abreu, e Gal Costa.
Dans "Botellero" on entend l'appel d'un "bouteilleur", dont la routine consiste à ramasser des bouteilles, des journaux, des magazines, des portes, des lits et tout ce qui peut être ramassé et nettoyé dans les rues. Ce sample a été enregistré par Ramiro dans les rues de sa ville natale de Patagonie, Bahia Blanca. Il capture ainsi les appels du "botellero", lancés dans un mégaphone, lors de sa ronde à bord d'une charette tirée par un vieux cheval.
La plage "Xavantes" s'inspire de la tribu indigène du même nom, connue pour avoir résisté aux colons européens jusqu'à 1940. "Ce chant fantastique n'a pas été enregistré par moi, mais par les indiens eux-mêmes", explique Ramiro. "Leur incroyable musique m'a fasciné, et quand j'ai trouvé cet enregistrement très rare, j'ai travaillé dessus pendant deux ans. Lorsuqe j'ai pris contact avec la tribu, les indiens m'ont demandé d'aller montrer personnellement le résultat de mon travail à l'un de leur chef qui habite à São Paulo. Il a adoré, mais il a fallu encore un mois pour obtenir l'autorisation des caciques".
L'esprit des cultes afro-brésiliens du Candomblé se ressent très bien dans "Bayaka" et "Ijexa". Les rituels du Candomblé amènent à l'incarnation des esprits et induisent des états de transe. Lorsque cet état est atteint, les participants revêtent les vêtements colorés qui représentent les esprits. La ville de Salvador de Bahia est un centre religieux du Candomblé et c'est là que Ramiro a habité durant douze ans.
Grâce à tout cela, le disque Sudaka (sobriquet péjoratif par lequel les Européens du Sud désignent souvent les Sud-Américains), est un album basé sur les sonorités et rythmes traditionnels du berimbau, mais est également un véritable carroussel de citations électronisées. Coexistent ici des chants indigènes ( Xavantes ), des rythmes pygmées, l'oeuvre du cinéaste Glauber Rocha ( Antônio das Mortes ), des références afro-bahianaises ( Ginga, Caminho, Ijexa ), des grooves abstraits ( Torcazas, Raio ) et des invités spéciaux comme Gato Barbieri, Lulu Santos et Lelo Zanetti (le bassiste de Skank).
Gato Barbieri, légendare saxophoniste argentin installé aux Etats-Unis, a pris part à Sudaka en raison de la passion qu'il partage avec Ramiro pour les films de Glauber Rocha et pour la composition Antonio das Mortes. "Je savais que Gato adorait cette composition de Glauber Rocha. Nous nous sommes retrouvés à Buenos Aires pour enregistrer au Circo Beat, le studio de Fito Paez", raconte Ramiro.
La participation d'enfants indigènes, samplée sur le thème Xavantes , est également digne de note : "pour utiliser le matériel samplé, j'ai du attendre l'approbation du Conseil Tribal, formé par les caciques de la tribu. J'ai su plus tard que c'était la même tribu qui avait enregistré avec le groupe Sepultura sur l'album Roots ".
Sudaka réunit ainsi les meilleures influences et expériences du compositeur. En dix thèmes brillants, il traduit un Brésil parfois méconnu et réveille nos sens par la richesse de ses rythmes et symboles. C'est un disque sophistiqué, actuel, à la fois électronique et organique, à la fois universel et incroyablement brésilien.
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RAMIRO MUSOTTO - bio 01
Né le 31 octobre 1963 à La Plata en Argentine, il commence ses études musicales au Conservatoire National de Musique de Bahia Blanca, où il assurera les parties de percussions dans l'orchestre symphonique de Bahia Blanca de 16 à 18 ans.
A 18 ans il déménage au Brésil : São Paulo (1982-1983), Salvador (1984-1995), Rio de Janeiro (1995-2004), et de nouveau Salvador à partir de 2005.
Chercheur infatigable et studieux concernant les percussions brésiliennes et les questions rythmiques, Ramiro Musotto est considéré par la chanteuse Daniela Mercury comme «le percussionniste qui connaît le mieux les rythmes du Brésil».
Percussionniste virtuose, programmateur de bases rythmiques électronico-digitales, producteur, arrangeur, compositeur, artiste solo et éducateur musical, Ramiro a joué et enregistré avec les plus grands noms de la Musique Brésilienne : Caetano Veloso, Gilberto Gil, Sergio Mendes, João Bosco, Milton Nascimento, Marisa Monte, Jorge Benjor, Maria Bethania, Gal Costa, Lénine, Chico Cesar, Virginia Rodrigues, Daniela Mercury , etc...
Ramiro Musotto a joué dans d'importants festivals en Europe ( Montreux Jazz Festival , Paleo Festival , Paris Heineken.també ...) mais également aux USA, UK, Allemagne, Espagne, Maroc, Mexique, Canada, Italie, Portugal, Suisse, Australie, Japon...
Ses Cds solo SUDAKA(2004) , et CIVILIZACAO & BARBARYE(2006) et son DVD solo SUDAKA AO VIVO(2005) , très bien reçu par la presse brésilienne et internationale (France, US, Japon et Argentine), sontt un savant mélange des complexités rythmiques actuelles et ancestrales.
Pour le Carnaval 2005 de Salvador de Bahia, il fût artiste invité sur le «Trio Tecno» de Daniela Mercury, interprétant les musiques de son CD SUDAKA .
Pour le Carnaval 2006, il a créé sa propre Batucada afro-baianaise AFROSUDAKA , avec laquelle il a joué sur le «Trio Elétrico Expresso 2222», en accompagnement de Daniela Mercury.
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Argentin de naissance, Ramiro Musotto n'en est pas moins l'un des musiciens brésiliens les plus accomplis de sa génération et reconnu par ses pairs, le plus bahianais des percussionnistes et, comme dit de lui Daniela Mercury, le percussionniste qui connaît le mieux les rythmes brésiliens.
Adolescent, Ramiro Musotto vit à Bahia Blanca en Patagonie. Il est batteur dans un groupe de rock et percussionniste dans divers groupes de musiques contestataires et dans l'orchestre symphonique de la ville.
En 1982, Ramiro a 18 ans et quitte l'Argentine, non pas pour les Malouines, mais pour une bien plus noble conquête ; celle des rythmes brésiliens. Il n'a plus qu'une seule idée en tête, devenir percussionniste et maître de berimbau, à l'image de celui qui lui a fait quitter sa terre natale ; le génial Nana Vasconcelos.
Après 2 ans de formation à Sao Paulo, il s'installe à Salvador de Bahia où il restera 12 ans, profondément immergé dans la négritude, la capoeira, la samba et le candomblé. C'est surtout à Bahia qu'il sera initié au berimbau et y recevra l'enseignement des plus grands et développera, à force de recherches et d'expériences, un jeu plus moderne.
Les pieds bien ancrés au Brésil mais les oreilles déjà tournées vers la pop mondiale, c'est également à cette époque que Ramiro vit ses premières expériences de programmations électroniques.
En plein boom de la musique Axé [aché] (musique symbole du carnaval de Bahia), Ramiro participe aux enregistrements des deux plus célèbres chanteuses de samba reggae de Bahia, Margareth Menezes et Daniela Mercury, avec qui il tournera dans le monde entier comme percussionniste et arrangeur jusqu'en 1995.
En 1996, chargés de ses berimbaus, atabaques, repiques et de toutes ses expériences accumulées, il s'installe à Rio de Janeiro où il accompagne depuis tous les grands noms de la MPB.
Il a ainsi joué les partitions de berimbau moderne sur les enregistrements de Caetano Veloso, Gilberto Gil, Virginia Rodriguez, Joao Bosco, Fernanda Abreu ... parmi bien d'autres.
Fin 2003, pour ses 40 ans, Ramiro s'est offert un premier album solo, Sudaka, salué par la presse brésilienne et américaine comme l'album le plus intéressant de l'histoire de la musique électronique brésilienne. Mix de sonorités urbaines, tribales, rituelles et de percussions avec un carrousel de citations électronisées, cet album réunit les meilleures influences et expériences du compositeur, et en dix thèmes magnifiques nous traduit un Brésil parfois méconnu.
En 2004, il est invité par Lenine, star de la nova MPB, pour la création « Lenine InCité », commande de la Cité de la Musique à Paris.
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CIVILIZACAO & BARBARYE - release
Après avoir été révélé par Sudaka , consacré par la critique internationale, Ramiro M usotto lance son nouvel album Civilizacao & Barbarye .
Peu d'artistes ont su unir la tradition et la modernité comme Ramiro Musotto, percussioniste et producteur argentin établi au Brésil depuis plus de vingt ans. Il démontre qu'il n'y a pas antinomie entre des univers en apparence opposés : les sons électros confrontés à ceux organiques des tambours et voix afro-américains, peuvent être rassemblés et créer quelque chose de différent. Alors Ramiro n'arrête pas de mélanger, d'inventer, de recréer et de renaître dans ces univers.
Si Sudaka nous avait surpris en évoluant naturellement entre les programmations et les sons ancestraux, dans son nouveau CD, Civilizacao & Barbarye , le musicien se réinvente, original et familier en même temps.
Par le titre du disque - allusion à l'ouvrage polémique de l'écrivain latino-américain D.F. Sarmiento - Ramiro approfondit son voyage au plus près de l'essence des habitants originaires de cette terre : l'esprit de la célébration, la richesse des rythmes, des timbres et des couleurs, que cet album révèle et exploite avec brio, faisant de Ramiro un des percussionniste les plus respectés au monde.
En dix morceaux puissants, Civilizacao & Barbarye progresse entre le Cuba-afro, les villages indiens des Guaraníes, la voix samplée du leader zapatiste « Subcomandante Marcos », les rythmes de Salvador de Bahia, les orixás, la capoeira, jusqu'à la MPB (musique populaire brésilienne)... Le disque nous offre aussi les participations spéciales de Chico César, Arto Lindsay, Santiago Vázquez et Rostam Mirlashari.
Avant de se consacrer à son travail soliste, Ramiro Musotto a eu un parcours de percussionniste et producteur, qui inclut plus de 200 disques enregistrés avec les plus grands artistes de la musique populaire brésilienne.
Ramiro a été un des créateurs de la conception actuelle de la percussion bahianaise. Il a formé en France le premier orchestre de berimbaus au monde (son instrument principal, explorant des techniques et des sons nouveaux en véritable spécialiste), et voyage assidûment en Europe pour transmettre ses connaissances et ses expériences.
Avec Civilizacao & Barbarye, Ramiro continue sa construction musicale personnelle, en surveillant à « l'ancien monde » avec des yeux nouveaux, où civilisation et barbarie coexistent dans chaque recoin.
Juan Trasmonte (traduction : Marie Zanotel )
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